La tour des Vassadel est encore conservée151. El Comtat Venaissí (en occità: lo Comtat Venaicin o la Comtat i antigament lo/la Comtat de Venissa) és una regió històrica d'Occitània, entre el Roine, Mont Ventoux i Durença, comprenent les villes de Cavalhon, Carpentràs i Vaison, bé que la ciutat principal és Avinyó.Actualment és integrada en el departament de la Valclusa, a la regió de Provença-Alps-Costa Blava. Malbois, Vinsobres (jusqu’à 1343), dans Bulletin de la Société d’archéologie et de statistique de la Drôme, 60, 1926, p. 284-295 : p. 292-293. (L. A. Boyer, Histoire de l’église cathédrale de Vaison, I, Avignon, 1731, p. 98). On ne compte plus les actes de contestation, de revendication, de … de qui il s’agissait. 40Ce phénomène apparaît clairement à Malemort-du-Comtat, dans un acte de décembre 1277 qui est justement la cession du «consulat du ban» (consulatus banni) à l’évêque de Carpentras par un groupe de vingt-sept nobles et notables. 53 Cf. 84 In villa de Insula dominus comes habet domum suam et totam juridictionem et omnia ad merum et mixtum imperium pertinentia, excipitur tamen quedam particula modica et multum intricata que ad quosdam milites qui non vendiderunt jus quod habebant in juridictione dicitur pertinere (B.M. 13 Cartulaire de la commanderie de Richerenches, n° 128, p. 121-122 et le commentaire sur les coseigneurs, p. XCII-XCVI. IV. Grâce à ce système, les parts de coseigneurie avaient été démultipliées pour s’adapter au nombre pléthorique de coseigneurs. cit., p. 632-637. Localement, il s’agissait d’acquisitions non négligeables au vu du fractionnement de la coseigneurie. marquis de Ripert-Monclar, Avignon-Paris, 1907. Le comte de Forcalquier Guillaume de Sabran confirma le consulatus dominorum en échange de l’hommage des onze coseigneurs, dont certains étaient sans doute apparentés à des coseigneurs de l’Isle92. Noves, Agel et Verquières des origines à 1481, Uzès, 1942 [rééd., Uzès, 1981], p. 77 n. 1). 174 Ce bilan est déduit d’un accord portant sur la leyde. L’administration pontificale offre de nouvelles ressources : registres d’hommages, documents comptables et fiscaux du trésorier du Comtat, puis également des États du Comtat. De la même façon, le territoire rural fut divisé en grandes zones et les fiefs ruraux répartis. 17 Par exemple, Aymar de Pierrelatte, Pierre de Sérignan et Pons de Beaumont faisaient hommage à Decan d’Uzès, vassal du comte de Valentinois. Cela dit, cet argument n’est pas recevable pour une autre localité où le consulat du ban perdura. 31.) La dynamique de morcellement des seigneuries, liée aux partages successoraux, est particulièrement vivace à cette époque. Catalogues d’actes, p. 104, no 272 (13 octobre 1253), p. 110, no 294 (5 avril 1261). Cette bipartition se retrouvait à Aubignan. 72 Ainsi dans un acte de septembre 1210 : nos consules et domini de Insula, juramus [...] nomine nostro et consulatus nostri [...], et plus loin nos consules pro posse nostro debemus eos [homines Insule] compellere ad jurandum, et ceteri domini de Insula debent nos adjuvare ad compulsionem hujusmodi faciendam (Ibid., p. 6 n. 5). cit., p. 97 n. Il les fit démolir, en même temps que l’ancienne demeure épiscopale, pour édifier à leur place une nouvelle forteresse168. Synthèse : Décrivez et expliquez le fonctionnement de l'espace agricole du Comtat Vanaissin. cit., n° 301, p. 85. 55v, 19 janvier 1405). Venasque devait avoir l’aspect d’un agglomérat de tours nobles. Ce système fut durable. Cela permet d’assister, génération après génération, aux partages successoraux. Dans l’hommage de 1231 les de Noves étaient moins prépondérants, puisqu’il étaient neuf (ou onze) sur seize coseigneurs24. Ces consulats seigneuriaux, illustrés notamment par celui de L’Isle-sur-la-Sorgue, ont souvent été négligés par l’historiographie. Il s’agit d’un exemple supplémentaire de consulat du ban. 143, 144. cit., n° 3, p. 4 (1101-1105). Selon le second, huit coseigneurs cédèrent les trois-quarts d’un autre dix-huitième, pour 4167 sous. cit., p. 524-527). Des places sont à prendre à des prix équilibrés au milieu des paysages grandioses et méconnus tels que les Dentelles de Montmirail, les Gorges de la Nesque, les Monts du Vaucluse …, Le Comtat Venaissin : une perle en Provence, « Coldwell Banker s’étend en Europe »Laurent Demeure, président et CEO de Coldwell Banker France, Résidences secondaires : nos coups de cœur à la montagne, Terres viticoles : dans les coulisses du foncier vitivinicole avec Blue Side, Palmarès 2020 des villes où installer sa résidence secondaire, L’immobilier de luxe toujours au beau fixe, Prestige: un marché de rupture ? Y détenir des parts pouvait suffire pour y exercer un certain contrôle, comme une «minorité de blocage»... 55Par contraste, Jean XXII apparaît plus interventionniste pour les fiefs de l’évêque d’Avignon, placés sous son administration, que pour remanier les fiefs du comtat. Carpentras, ms. 562, fol. 28r-28v (22 septembre 1363). Mais d’un autre côté, chacun exerçait une seigneurie lourde sur ses hommes liges, avec droit de haute justice, et pouvait disposer de bayles particuliers157. 73r). Depuis le travail de Florian Mazel, le fonds Simiane des Archives nationales a été reclassé. Peu avant 1200, le consulat de Tarascon, d’abord exclusivement chevaleresque, s’ouvrit aux non-chevaliers, et se dota de huit magistrats également66. Dans le cas de Ménerbes, un acte unique de décembre 1242 témoigne d’un consulat91. 55 B.M. Carpentras, ms. 557, fol. 131 Gallia christiana novissima. Dans le patrimoine féodal des évêques, en s’en tenant toujours qu’aux seuls fiefs non divisés, il n’y avait que des villages modestes : Rasteau et Crestet, possédés par les évêques de Vaison; Vaucluse, fief de ceux de Cavaillon; Le Beaucet, Malemort et Saint-Didier contrôlés par les évêques de Carpentras. 18r-19r). À Mazan, son cousin Guillaume Astoaud, dernier représentant de la branche cadette, avait vendu sa part seigneuriale au seigneur de Limeuil en Périgord, qui l’avait revendue rapidement, en 1379, à un banquier avignonnais, Jean Retronchin, qui transmit le fief à sa descendance182. 63v-64r (mars-avril 1363). Germain Butaud, « Aperçus sur la coseigneurie en Comtat Venaissin (xiie-xve siècles) Â», Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge, 122-1 | 2010, 63-87. 50Cette question des officiers seigneuriaux est l’une des plus importantes pour saisir la nature réelle de la coseigneurie. «Le consulat de l’Isle est donc un consulat de co-seigneurs, une sorte de pariage, une institution aussi peu démocratique et municipale que possible, quelque chose de semblable au consulat des chevaliers des Arènes de Nîmes ou à celui des seigneurs pariers de la Garde-Guérin en Gévaudan74». Il transforma le château199, acquit des biens et des droits seigneuriaux200, et veilla scrupuleusement à faire le bilan de ses possessions dans plusieurs livres de reconnaissances201. Il est cependant rare de disposer d’énumérations de coseigneurs qui soient complètes. Dans cet ensemble figuraient de nombreuses localités que les comtes de Toulouse avaient pu faire entrer dans leur domaine et contrôler totalement. ADV, AM Venasque, BB 15, fol. Les coseigneurs perdurèrent après l’acquisition du fief par les papes, en 131712. 110 Cf. 268, fol. 111 ADV, Archives municipales de Méthamis, AA 1, fol. Mais l’action conjointe avec trois syndics représentant la communauté finit par s’imposer : deux populaires et un représentant des nobles128. Au milieu du xiie siècle, il y avait donc un fractionnement généralisé du pouvoir seigneurial dans la région de Bourbouton à tel point que certaines parts étaient infimes. DU COMTAT VENAISSIN 1 L'onomastique juive du Comtat comprend deux périodes bien définies: - avant le XVI~ siècle, avec la double appellation, J'une juive l'autre fran­ çaise. 44Le Venaissin apporte donc une documentation originale sur la diversité des consulats et leur évolution contrastée. 150 En 1363, les coseigneurs des Taillades étaient Rostan de Sa-bran (par ailleurs seigneur de Robion), Porcelette de Sabran et Amiel Vassadel (ADV, B 6, fol. À Valréas, siège de judicature, des coseigneurs mineurs furent tolérés et purent se maintenir166. Les sources se multiplient par la suite. Carpentras: Devillario. 9 Pontio Guintranno, atque uxori et filiis eorum, pro decimis quas in castro Valriatis et in territoriis circumdantibus idem castrum habebat, consilio et laudatione suorum dominorum, videlicet Raymundi Meditulli, et Hugonis Talonis, et Riperti Valriatis, et Bertranni de Tauliniano, et Dodonis Camareti, et filiorum ejus, atque Rostagni Guintranni, et filiorum ejus, solidos septuaginta Valentinensis monete dedit. En 1414, son patrimoine représentait deux huitièmes de la coseigneurie de Ménerbes, 116 éminées de terres et la maison la plus importante du village, estimée à 100 florins204. Dans le récapitulatif des hommages de 1251, les vassaux s’engageaient en général «pour ce qu’il avait dans» leur fief, sans plus de précision142. Mais on retrouve les deux éléments clefs : l’agrégation aux coseigneurs de simples nobles et de notaires et l’émergence politique du peuple. Les transactions communes ne concernaient que des portions moindres. Concernant l’aristocratie laïque, quelques seigneurs peuvent être comptés comme barons, détenteurs d’un fief indivisible. 75 Ibid., p. 6, 8 n. 2, 37-39 (édition de l’acte de 1240). En effet, TGV et autoroutes sont à 30 min. Pour un aperçu du contenu de l’enquête, voir H. Dubled, La seigneurie des comtes de Toulouse dans le comté d’Avignon et le Comtat-Venaissin au milieu du xiiie siècle, dans Mélanges Pierre Tisset, Recueil de mémoires et travaux publié par la société d’histoire du droit et des institutions des anciens pays de droit écrit, 7, 1970, p. 157-170. 26Avant d’en arriver à cette «séparation de biens», les coseigneurs s’entendaient en général pour rendre viable la coseigneurie grâce à une cour commune administrée par un bayle, ou plusieurs parfois61. Il y a une absurdité contenue dans l’article sur le Comtat Venaissin.Non seulement, le rédacteur signale un supposé COMTÉ de VENASQUE (il n’a jamais existé de comtes de Venasque sinon qu'il en donne la liste) mais en plus – originalité suprême – il fait de ce superbe village la capitale du Comtat !. Paris est à 2h40 au départ de la gare TGV d’Avignon et l’aéroport international de … 8v, 99v. La cession du consulat par les chevaliers et prud’hommes à Barral de Baux, coseigneur principal de Monteux, date du 15 décembre 1246 (Ibid., fol. En 1355, l’administration pontificale fit ainsi l’acquisition du quart de la vingt-quatrième part de juridiction de Valréas163. On désigne aussi ce manuscrit comme le « terrier » ou le « polyptyque du Venaissin », ce qui est réducteur. Localiset et 1. 40 Layettes du trésor des chartes, éd. cit., p. 8. La famille Malvesin était très importante et donnait son nom à un péage avignonnais ; Guillaume Malvesin apparaît même à la tête des chevaliers de la ville en 1215, et fut consul en 1210-1211 (Ibid., p. 260, 297). 24Un exemple précoce de remembrement est fourni par le fief provençal de Boulbon. Il est ensuite relativement bien connu jusqu’à sa disparition en 1236. Plus simple était le partage à Faucon. Le Comtat Venaissin comptait environ cent treize villes, villages et hameaux au milieu du xive siècle. 423 (11 août 1272), 453 (23 août 1288). L’espace du castrum, le terroir et les propriétés furent partagés en deux : une part fut attribuée aux frères Guillaume et Raymond de Chamaret et à leurs neveux, l’autre échut à Guillaume Armand de Mirmande et Raymond Loup. Carpentras, ms. 557, fol. 63 Voici le détail des sommes distribuées aux coseigneurs : le damoiseau Bertrand de Boulbon, pour le sixième de la coseigneurie, 44 l. 1 s. 6 d. ; Geoffroy et Raymond de Barbentane, et Guillaume Cabassole, pour le huitième, 33 l. 13 s. ; Guillaume de Real, chevalier, pour le seizième, 16 l. 10 s. 6 d. ; Guillaume Geoffroy, pour la trente-deuxième part, 8 l., 5 s., 6 d. enfin Bérenger de Boulbon et les héritiers de Jean Venarii, pour la quarante-deuxième part, 6 l. 5 s. 11 d. (D. Williman, Letters of Etienne Cambarou, camerarius apostolicus (1347-1361), dans Archivium historiae pontificae, 15, 1977, p. 195-213 ; ici p. 209-210). À Lagnes aussi, Guy de Pesteil était devenu un coseigneur de poids. Avignon, ms. 4041, fol. Incontestablement, dans ces marches septentrionales du Venaissin où se côtoyaient les influences de plusieurs grands feudataires, la coseigneurie était la norme, la seigneurie unitaire l’exception. 179v (23 juillet 1399 : payement des lods et trézain au trésorier du Comtat). En … Méthamis constitue donc un cas de figure remarquable, où une «institution fossile», comme l’était le consulat du ban au xive siècle, put se maintenir en devenant représentative de toute la population villageoise. 34Pour Venasque, les consules et domini apparaissent en 1220, alors qu’ils contestaient la supériorité féodale de l’évêque de Carpentras, Guillaume de Bordellis. Le symbole de cette nouvelle richesse est la grande enquête domaniale conduite en Venaissin en 1253 pour le compte d’Alphonse de Poitiers, qui comprend une synthèse sous forme d’inventaire des droits, fiefs, revenus et propriétés du comte et les procès-verbaux des interrogatoires menés dans chaque localité4. Question 2 - Montrer qu'il s'agit d'un paysage agricole. Nobles et populaires pouvaient agir politiquement chacun de leur côté. Une éminée représentait environ 775 m2. 5- Quel type de produits est vendu par l'entreprise du doc .4 ? Un Guillaume Raynoard alias Geoffroy est mentionné en 1364 (Ibid., fol. Bien qu'ils eussent cessé de résider dans le pays en 1376, ils le gardèrent néanmoins jusqu'à la Révolution française, en se faisant représenter à Avignon par un vice-légat, et dans le comtat Venaissin par un ecclésiastique d'un rang moins élevé qu'on appelait recteur. Avignon, éd. 13r-13v, 33v-34r. Il est difficile en général de mettre en évidence cette politique suivie dans l’acquisition des parts de coseigneurie car la documentation est sporadique et ne permet pas de faire le bilan des pertes et des gains. Le Comtat Venaissin pontifical au début du xve siècle, Rome, 1993 (Collection de l’École française de Rome, 174), p. 324-326, 650. 2124, fol. Mais à d’autres occasions, les nobles ne participaient pas aux décisions. 91r-v). 3v (1415). Ce système permettait de surmonter un morcellement important et s’adaptait à beaucoup de cas de figure. En 1253, Giraud Corni détenait un bref représentant la moitié du merum et mixtum imperium; les frères Giraud et Rican de Pernes avaient un autre bref équivalent139. 139 B.M. Quelques autres localités furent investies par les notables. Pour en saisir la nature, il faut prêter une attention particulière au groupe seigneurial qui peut quelquefois le contrôler exclusivement, tandis qu’ailleurs le consulat était mixte et égalitaire. Dans le nord du Venaissin et le Tricastin en particulier, les seigneurs pariers sont particulièrement fréquents. 26r (4 avril 1404). 54Pour autant, les papes n’eurent pas de politique d’ampleur dans ce domaine165. 176 ADV, B 6, fol. En janvier 1295, soixante-cinq coseigneurs, présents ou représentés, participèrent à la cérémonie, dont sept chevaliers. 90 Les coseigneurs avaient aussi le privilège d’instituer des notaires qui authentifiaient leurs actes par leur seing manuel et la bulle des coseigneurs (Ibid., p. 8). Mais quelques parties s’en étaient détachées. Carte des communes du Comtat Venaissin ... voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence. Selon les époques et les localités, les bayles laissaient même place à des consuls. Le 22 août 1240, ces derniers abandonnèrent la haute justice et lui firent hommage. Dans ce cas, la division n’était pas subie, mais délibérée comme si l’on voulait aboutir à deux seigneuries unitaires mitoyennes. 136 Le texte est repris dans l’enquête de 1253 (B.M. À Vedène, il existait un bref des Raynoard qui n’appartenait déjà plus uniquement à cette famille140; d’autres coseigneurs se partageaient la moitié de la juridiction sur le village : les de Vedène, de Podio Calvo et Geoffroy141. Surtout, ils firent construire vers 1190 une puissante forteresse, qui polarisa la population sur un nouveau site135. Carpentras, ms. 562, fol. Il ne s’agit pas d’un hapax, d’un cas isolé. 57 B.M. 410 (20 janvier 1265, n. st.). Ce n’est par exemple qu’après avoir porté réclamation que les fils de Raymond de la Roca récupérèrent en 1266 les biens de leur père situés à Bonnieux, forteresse comtale importante161. Dans les faits, la situation était plus complexe car les Amic possédaient des droits ancestraux sur le village29. (B.M. 38 Confitemur et in veritate recognoscimus vobis Ermitano, nomine vestro et nomine uxoris vestre Aude, et vobis Willelmo Raimundo de Avinione, et Bertrando de Jocone, et vobis Raymbaudo de Anceuna, et Willelmo de Anceuna, et Raimundo fratribus, et Petro de Cadarossa, et Willelmo de Cadarossa, et vobis Bertrando de Cadarossa et Poncio Jarente fratribus, et Bertrando de Sancto Pastore, et Guarino de Lers, et Beatrici de Bello-Monte, et Raymbaudo de Mamolena, dominis Cadarosse [...] (Layettes du trésor des chartes, II, n° 2455, p. 319-321). Pour les affaires financières, la levée d’un vingtain ou d’un quarantain, l’audition des comptes, il y avait un conseil unique, un trésorier commun119. 17v (1414), 60r (1402) ; BB 16, fol. Le Comtat Venaissin : une région agricole en mutation Les cultures maraichères et fruitières qui jouent un ... emplois (3%), les espaces agricoles occupent plus de la moitié du territoire et la France est le 1er pays agricole de l’Union européenne et 5e exportateur mondial de produits agricoles, ce qui apporte 66 milliards € de recettes. 2 Quelles sont tes principaleq productions de la région ? Les Juifs Du Pape - Avignon Et Le Comtat Venaissin pas cher : retrouvez tous les produits disponibles à l'achat sur notre site. 2). On vit alors quelques notables devenir coseigneurs, et intégrer ainsi le milieu des «vassaux», une catégorie bien individualisée lors des États du pays. Quand Raymond VII en acheta un vingt-quatrième, en janvier 1248, il dut débourser 10000 sous raymondins40. cit., n° 70, p. 46-49 (24 octobre 1254). Les coseigneurs résidaient dans un quartier fortifié (claustrum), au centre du village, encore bien visible aujourd’hui avec sa porte monumentale. En 1352, au moment des statuts accordés à la population, quatre coseigneurs étaient en place : Bertrand de Caderousse, le plus puissant, qui possédait une forteresse, Raymondet de Baux (de la branche des seigneurs de Suze), enfin Pierre d’Espinouse (de Mornas) et Bertrand de Sabran, qui avaient tous deux fait hommage au Dauphin en 1330158. Carpentras, ms. 557, fol. cit., p. 529. À Caumont en 1396, il y avait même quatre bayles actifs en même temps, pour chaque coseigneur154. 60 Voici un extrait de l’analyse de la démarcation dans le village : « La part des Chamaret commence au portail de Colonzelle, suit au nord la rue qui va à la porte des Vitals, les maisons des Guibert, inclues, la rue qui passe devant la maison de feu Pons Firmin, remonte la rue jusqu’à la maison de l’église et à l’église, arrive à la maison de l’église et enfin à celle de feu Dodon de Chamaret [...] ». 58 Gallia christiana novissima. Ses prétentions inquiétèrent l’évêque de la cité qui s’en plaignit au comte de Toulouse. 166 M. Hayez, Valréas et ses seigneurs au xive siècle... cit. Le même acte de 1204 mentionne comme seigneurs de Vedène «les Trimond et les Raynoard», dont le pouvoir sur place est ancien27. 1 – La région du Comtat Venaissin au milieu du xiv. Le comte disposait d’une maison et possédait une tour en indivision avec Isnard de Lagnes et sa famille. Les papes étaient en effet suzerains des Dauphins, héritiers des Montauban et des Mondragon, pour les deux tiers de Rochegude (Regeste dauphinois, IV, Valence, 1915, n° 21129, col. 470, 1321), tandis que le tiers restant était confié aux princes d’Orange (Regeste dauphinois, III, Valence, 1914, n° 14889, col. 538, 1297). 23v-24v (19 avril 1407) ; 3 E 33/25, fol. Or ce droit était mis à mal par plusieurs habitants, au nombre de quarante ou cinquante (sur une ville comptant alors trois cent vingt feux), qui avaient cédé au comte le droit de percevoir les bans sur leurs terres. 147 Cf. Carpentras, ms. 557, fol. À la fin du xiiie siècle, trois coseigneurs se partageaient Villes-sur-Auzon. Les profits étaient redistribués aux coseigneurs au prorata de la part qu’ils possédaient, ce qui permettait la coexistence de coseigneurs de rang différent. Les douze coseigneurs affirmaient qu’ils avaient donné à Alphonse de Poitiers le quart de leur moitié105; or le sénéchal s’était emparé du reste. 20Au début du xive siècle, mise à part la cinquena Guillemi Gaufridi acquise dès 1226 et qui était intégralement à l’évêque, toutes les autres étaient partagées inter dominos et parerios dicti castri de Venasca. cit., non paginé [p. 4-5]. cit., p. 12. Ces six coseigneurs, avec Rostan de Podio Calvo, frère de Bertrand, avaient fait hommage à Alphonse de Poitiers le 11 mai 1251, à L’Isle sur la Sorgue, dans la maison de feu Raymondet de l’Isle (Bibliothèque nationale de France, ms n. acq. 41La taille relativement importante du village a sans doute favorisé la survie de cette institution quelque peu anachronique. 393. 25 [...] et ex alio latere, inter dominos de Sancto Saturnino, videlicet, Laugerios de Insula et Retrannos de Avinione et infantes Guillelmi de Sancto Saturnino et nepotes eius et Guillelmum Malvicini et infantes Elisiardi et Guillelmum de Sors et Vayranum et Raysosum et Ribaltam (Cartulaire du chapitre de Notre-Dame des Doms, éd. cit., p. 524 n. 131, p. 631, 637, 638). 8On constate que pour certaines parts, les subdivisions s’enchaînaient tandis que d’autres parts restaient entières. Ce type de situation mixte provenait de confiscations, d’achats, mais aussi des abus des officiers qui profitaient parfois du décès des nobles pour récupérer des biens et des droits et ainsi étendre le domaine comtal. 26 Guillaume-Hugues Retranni était consul d’Avignon en 1200-1201 (L.-H. Labande, Avignon au xiiie siècle. On peut estimer qu’il était constitué d’environ cent treize seigneuries, en prenant en compte les moindres hameaux (fig. Quoique réduit, ce terrain d’étude permet de mettre en évidence l’ampleur du phénomène de fractionnement seigneurial, qui connaît son apogée aux xiie et xiiie siècles. Elle peut être complétée par de nombreux autres actes dont les principaux sont signalés par l’éditeur du cartulaire dans son étude sur le morcellement de Bourbouton (Ibid., p. CXLII-CXLIII). 19La division en cinquene existait depuis au moins le début du xiiie siècle. cit., 1910, p. 188-199. Le titre de duc de Caderousse vint couronner cette domination à l’époque moderne. Carpentras, ms. 562, fol. Although somewhat reduced now, this territory under study allows a demonstration of the extent of the phenomenon of seigneurial divisions, which peaked in the 1th to 13th centuries. 51v-53r (29 décembre 1404). De nombreuses grottes (les Balmes) creusées sous le village et dans la colline ont donné leur nom à la cité : Beaumes de Venisse (du Comtat Venaissin) devenu … 184) ; cf. Carpentras, ms. 562, fol. En décembre 1404, une convocation par le bayle du pape ne réunissait que les «populaires ou plébéiens» qui désignèrent deux procureurs126. Avignon, ms 4045, fol. cit., p. 754. Si vous êtes fan de lecture depuis des années, découvrez sans plus tarder toutes nos offres et nos bonnes affaires exceptionnelles pour l'acquisition d'un produit Avignon Et Le Comtat Venaissin. 51r (8 juillet 1362), 55v (vice-bayle de la cour). 12 Voir É. Avignon, ms. 4041, fol. De nouveau, les tensions rejaillirent en 1325; le viguier de Mormoiron intervint même pour condamner les coseigneurs113. 133 Archives nationales, M 565, dossier 3 ; F. Mazel, La noblesse et l’Église...IV. 189 Isnard Voute est attesté dès 1375 parmi les habitants de Caderousse (ADV, 3 E 22/10, fol. De plus, il s’implanta dans deux coseigneuries voisines. 151r-157v ; 223r-235r (mars-avril 1325). Du point de vue chronologique, le phénomène connaît son plein développement aux xiie et xiiie siècles. Ce type d’institution ne pouvait donc pas se développer partout, à l’inverse du consulat égalitaire de style avignonnais. On peut citer par exemple l’achat du douzième de la cinquena de Guillaume Rican pour 14 livres (en 1272), ou encore de la trente-deuxième part de la cinquena Sancto Paulo, acquise pour 18 livres en 128856. Les deux groupes se distinguaient notamment dans le domaine fiscal. 138 Enquêtes administratives d’Alfonse de Poitiers, p. 285. En représailles, les coseigneurs multipliaient les prélèvements et «exactions». On apprend ainsi que le dominium castri était divisé en deux quartiers : le bref (breve) supérieur et le bref inférieur. Il obtint gain de cause auprès du juge mage de Carpentras qui annula les prises de gage faites à son encontre et ordonna qu’il paie les tailles avec les nobles123. Avignon du début du xiie siècle à 1251, Paris, 2008, p. 55, 630-631). Certains consulats reflétaient avant tout le pouvoir d’un groupe seigneurial qui constituait un corps politique autonome. Ils offrent demeures, bastides et châteaux à l’architecture pure avec des paysages boisés, vallonnés « Made in Provence » et une flore emblématique : vignes, oliviers, truffiers, amandiers et bosquets de lavande. Elzéar fut juge d’Avignon en 1179, 1180, 1187, 1189, 1191, 1194 (N. Leroy, Une ville et son droit. 61En dépit de ces tensions, le fait est que rares furent les nouvelles coseigneuries apparues à la fin du Moyen Âge en Comtat Venaissin. cit., p. 25). PDF(chapitre d’un livre) 2,99 $ Téléchargement immédiat. La spécialisation maraîchère de l'activité agricole du Comtat Venaissin bénéficie d'un savoir-faire pluriséculaire en matière d'agriculture et de maîtrise de l'irrigation. 101 B.M. Pour l’Isle-sur-la-Sorgue, on relève la présence d’un juge entre 1225-1228, Geoffroy Jaucelin (un juriste avignonnais), et d’un podestat, en mai 1228, Giraud Amic, aidé d’un viguier et deux clavaires. 142 Voilà par exemple quatre entrées successives : Giraudus de Paternis de hoc quod habet in castro de Albaiano [Aubignan] ; Isnardus de Laneis de hoc quod habet in castro de Laneis [Lagnes] ; Audebertus de Laneis de hoc quod habet in castro de Laneis. Chevalier, Regeste dauphinois, II, Valence, 1913, n° 8466, col. 457-458 ; III, Valence, 1914, n° 16526, col. 790. Consulat et coseigneurs pouvaient en effet s’opposer. 97 Nous avons vu plus haut (n. À Monteux, les documents qui nous renseignent sur le consulat, entre 1214 et 1246, au moment de sa disparition, font état de huit consuls et d’un juge, comme à Avignon65. cit., p. 286). L’achat d’un soixantième de toute la seigneurie de Venasque auprès des frères Ripert, Hugues et Lantelme de Bédoin fait figure de transaction importante selon les critères locaux!